Battu par le Kenya lors de la première journée de la phase des groupes du CHAN 2024, la RDC est déjà dos au mur. Ce revers a suscité de vifs débats dans les rues et sur les plateaux sportifs à travers le pays. Beaucoup s’interrogent : les Léopards peuvent-ils encore se relancer dans cette compétition ? Pour y répondre, un retour sur l’histoire de la RDC dans le CHAN s’impose.
2009 : Une entrée manquée, un sacre historique

La RDC remporte la toute première édition du CHAN, organisée en 2009. Pourtant, tout avait mal commencé avec une lourde défaite 3-0 face au Ghana lors du match d’ouverture. Portée par une montée en puissance progressive, l’équipe parvient à construire une dynamique gagnante jusqu’à décrocher le titre final. Un exemple parfait de résilience.
2011 : Championne en titre, mais encore un faux départ

En 2011, la RDC entame difficilement son tournoi avec une défaite 2-0 face au Cameroun. Une incompréhension entre Gladys Bokese et le gardien Robert Kidiaba coûte le deuxième but camerounais. Bien que les Léopards aient atteint les quarts de finale, ils sont éliminés par la Tunisie sur le score de 1-0.
2014 : Départ timide malgré un championnat local en plein essor

Alors que le championnat congolais est au sommet du football continental avec deux clubs en demi-finales de la Ligue des champions cette année-là — la RDC rate encore son entrée en lice, battue 1-0 par le Gabon. Malgré ce départ timide, elle se qualifie pour les quarts de finale, où elle s’incline à nouveau face au Ghana (1-0) sur un penalty concédé après une main de Joël Kimwaki.
L’histoire comme source d’espoir

Les débuts ratés de la RDC au CHAN ne sont pas une exception, mais presque une tradition. Lors des trois premières éditions, les Léopards ont perdu leur match inaugural à chaque fois… avant de se qualifier pour les quarts de finale. Ces précédents montrent qu’une défaite à l’entame ne signifie pas nécessairement une élimination.
Alors que la RDC s’apprête à affronter la Zambie lors de la deuxième journée, l’histoire rappelle que le sursaut est possible. À condition de réagir vite.
Merphy Ntongo
