Les Léopards de la RDC déçoivent de plus en plus dans cette compétition, le Championnat d’Afrique des Nations, pour la troisième fois consécutive. Une participation une nouvelle fois marquée par le choix litigieux des techniciens et le manque de sérénité dans la préparation.
C’est une troisième grosse désillusion pour les Congolais en trois éditions successives du Championnat d’Afrique des Nations. Pourtant, la RDC, grâce à son championnat national et à ses nombreux talents locaux, entame chaque édition avec l’ambition sérieuse de remporter le titre. Lors des quatre premières éditions (2009, 2011, 2014 et 2016), elle était sortie des phases de groupes et avait même remporté deux titres.

Malgré ce passé glorieux, la RDC ne fait plus peur dans cette compétition, en raison de défis logistiques et organisationnels que le pays n’arrive toujours pas à relever. Après une mauvaise préparation en Algérie, la RDC aurait dû prendre exemple pour mieux préparer cette édition, avec un temps de préparation suffisant afin de mettre l’équipe dans de bonnes conditions, notamment tactiquement.
Lors de l’édition précédente, la RDC avait déjà quitté la compétition dès la phase de groupes sans marquer le moindre but. Avec cette nouvelle prestation décevante des Léopards, un changement sur le banc aurait pu être envisagé. C’était d’ailleurs le même scénario lors du CHAN au Cameroun : manque de cohésion dans le jeu, niveau tactique très faible, système défensif fragile… alors que c’était déjà le point faible de l’équipe contre le Sénégal en Algérie.

L’équipe de la RDC s’est une fois de plus méfiée de la jeunesse au profit de l’expérience. Pourtant, les meilleurs joueurs du championnat, comme Linda Mtange, Jean Benoît Tukumbane ou Marzouk Diakana, étaient sur le banc. Le coach a préféré faire entrer des joueurs de couloir qui, statistiquement, n’ont pas brillé tout au long de la saison.
Un coaching perdant du sélectionneur Otis Ngoma, qui n’a pas voulu prendre de risques avec les jeunes joueurs très en jambes, et un manque d’engagement au milieu de terrain, en l’absence d’un vrai numéro 6 de formation, a laissé des espaces que les adversaires ont su exploiter en profondeur.
Malgré la défaite 1-0 face au Kenya, la RDC peut encore espérer mieux pour l’avenir, avec une équipe qui devra être fortement remaniée, à l’image de la deuxième période du match contre le Kenya.
Merphy Ntongo
